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Le Saint-Julien et le Saint-Yves ne sont pas de simples embarcations anciennes. Ils incarnent une part essentielle de l’histoire sociale, ouvrière et fluviale de Laval.
Autrefois nombreux sur la Mayenne, les bateaux-lavoirs étaient au cœur de la vie quotidienne. Femmes venues laver leur linge, laveuses professionnelles et employées des buandiers s’y retrouvaient chaque jour, faisant de ces lieux flottants de véritables espaces de travail et de vie. Deux bateaux, un patrimoine commun Le Saint-Julien, restauré et remis à l’eau en 2013, est aujourd’hui fermé au public pour des raisons de sécurité. Une étude technique est en cours afin d’évaluer les travaux nécessaires, notamment la restauration de sa coque. Les conclusions sont attendues en septembre. Le Saint-Yves, repêché après son naufrage en 2009, attend toujours sa restauration. Une étude d’orientation est prévue en 2027 dans le cadre du Plan guide des rives de la Mayenne afin de définir son avenir et les conditions de sa mise en valeur. |
Pourquoi préserver les deux ?
Parce qu’ils sont complémentaires. Ensemble, ils racontent l’histoire des laveuses, des buandiers, des charpentiers et de toutes celles et ceux qui ont animé les quais de Laval. Parce qu’un bateau-lavoir ne prend tout son sens que dans son environnement naturel. La rivière, les quais et le paysage fluvial permettent de comprendre son rôle, mais aussi le quotidien des femmes et des hommes qui y travaillaient. Préserver ce lien avec la Mayenne, c’est préserver l’âme même de ce patrimoine. Un enjeu pour demainAujourd’hui, leur avenir représente un véritable défi de transmission :
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Préserver le Saint-Julien et le Saint-Yves, c’est préserver une part de l’identité de Laval. C’est transmettre aux générations futures un patrimoine unique, intimement lié à la Mayenne, à ses quais et à la mémoire de celles et ceux qui les ont fait vivre. |